
UNE VILLE BIEN GÉRÉE
Une gestion exemplaire de la ville implique également des changements sur les règles de zonage. Nous devons rendre le processus plus efficace : meilleure communication entre la ville et les promoteurs, simplification du processus pour les permis, données accessibles sur les capacités d'infrastructures de la ville, etc. Pour le secteur résidentiel, trop souvent, nos citoyens font face à des démarches compliquées pour obtenir un permis de rénovation ou même pour de l'entretien. Personne n'a besoin ni envie de faire les douze travaux d'Astérix pour rénover sa terrasse. Ces procédures découragent les entreprises d'investir dans notre communauté et ralentissent les citoyens dans leurs projets. Cela génère des coûts superflus pour ceux qui souhaitent contribuer à notre développement, des coûts que l'on finit tous par payer collectivement.
Par exemple, la Ville de Gatineau a récemment adopté des mesures alourdissant le fardeau fiscal des citoyens et des entreprises. La taxe sur les stationnements non résidentiels est prévue pour s’étendre à tous les bâtiments non résidentiels en 2025, générant une augmentation estimée des revenus de 27 millions de dollars pour la ville. De plus, une nouvelle taxe d’immatriculation de 60 $ par véhicule est prévue pour 2025, augmentant à 90 $ en 2026, afin de combler le déficit de la Société de transport de l’Outaouais, sans amélioration immédiate des services.
Parallèlement, le budget municipal 2025 prévoit une augmentation des dépenses de 10 %, avec une hausse des taxes foncières de 3,18 % pour le secteur résidentiel et de 4,18 % pour le secteur non résidentiel. Ces décisions démontrent que l'administration a perdu le contrôle des finances de la ville et qu'il faut faire la lumière sur cette explosion des dépenses.
C'est pourquoi, comme conseiller indépendant, je ne voterai oui à un budget qu'à la condition que la ville ouvre ses livres pour un audit externe indépendant. Nous devons mettre fin à ce réflexe des gouvernements de toujours refiler la facture aux contribuables et nous devons identifier des coupures pour une fiscalité durable et soutenable pour nos citoyens.
Payé et autorisé par Stéphane Foucault, agent officiel de Mark Buzan